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Olisbos
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Olisbos    

 
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    Humilité
Posté le Samedi 27 Mai 2006 à 12:05:08
 
 
Elle est arrivée directement à l’adresse qui lui avait été donnée.



Respectant scrupuleusement les consignes d’Olisbos, elle s’est vêtue de sa jupe et de son pull, noirs; de ses escarpins rouges, sans aucun maquillage ni bijoux; sans parfum, sans sous-vêtements.

Devant la porte inconnue, le doigt sur la sonnette, elle tremble un peu. Mais elle est décidée.



Elle sonne, la première porte s’ouvre, elle traverse la cour pavée. Il fait froid et ce froid remonte le long de ses cuisses mais elle ne le sent pas vraiment.

Deuxième porte.

Le code.

La seconde porte s’ouvre sur un hall sans charme particulier et, à sa droite, les boites à lettres sont là. Elle voit le nom, ouvre la boite convenue et se saisit de l’enveloppe qui contient un masque noir. Elle remet l’enveloppe dans la boite, s’avance vers la double porte qui lui fait face, sonne trois coups brefs et met le masque devant ses yeux.

Le noir.



De nouveau elle tremble. Plus fort.

Le cœur. Le cœur comme un fou.

Le souffle. Court.

Les jambes, sans force.







Un bruit. La porte s’ouvre.

Une main ferme et sans chaleur (un gant ?) prend la sienne et la conduit vers la crainte.



Elle sent le souffle et le parfum de son hôte. Il la frôle, lui passe la main dans les cheveux. Est-il grand, petit, mince, gros, beau, laid ?

Qu’importe. Déjà il la dévêt. Sans toucher sa peau.

Pourquoi ?

Elle aimerait qu’il la touchât.



Le peu de vêtement qu’elle portait est à terre et elle est là.

Nue.

Immobile et muette devant cet inconnu qui la contemple.

D’un geste elle peut retirer le masque. Elle ne le fera pas.



Un bruit métallique la fait sursauter. Un bracelet se referme sur son poignet droit. « On » tire sur ce bracelet et son bras droit se retrouve dans son dos. Une main prend son poignet gauche, le tire vers l’arrière et un second bracelet se referme.

Elle comprend, elle sait : des menottes.



Toujours sans bruit, sans un mot, « il » la force à s’agenouiller…..



 
Posté le Jeudi 1 Janvier 1970 par olisbos


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